Vendredi 27 mars 2009


Tsugumi つぐみ


Film de Jun Ichikawa
d’après le roman de Banana Yoshimoto

1990, 105mn


Mercredi 25 mars 2009 à 20h
au Théâtre Saint-Gervais Genève




Tsugumi est une jeune fille de 18 ans, très capricieuse, car étant de faible constitution depuis sa naissance, elle a toujours été très gâtée. Sa cousine, Maria, a pour elle beaucoup d'affection, peut-être justement parce que la mort est toujours un peu présente dans la vie quotidienne de Tsugumi. Maria, qui fait des études à Tokyo, est invitée par Tsugumi et sa sœur aînée, Yoko, à venir passer les vacances à Izu, où elle a vécu jusqu'à 18 ans. Les trois jeunes filles passent un été paisible, plein de souvenirs d'enfance, quand apparaît un jour devant elles un jeune homme, Kyoichi …

Jun Ichikawa 市川準 : réalisateur
On a parfois comparé Jun Ichikawa (1948-2008. A ne pas confondre avec Kon Ichikawa) à Ozu dont il se disait en effet inspiré. Parallèlement à sa carrière dans le domaine du spot publicitaire, Ichikawa tournait des longs-métrages caractérisés par leur style calme, films plutôt méditatifs que tristes qui parlent souvent de gens portant les traces d’une déception émotionnelle ou qui sont affligées d'une maladie. On retrouve cette constante par exemple dans son hommage direct à Ozu, Frère et sœur de Tokyo (Tokyo kyodai, 1995) comme dans l'esthétisant, mais toujours profondément humain Tony Takitani (2004, primé à Locarno). Les quelques vingt films qu'Ichikawa a réalisés dans sa trop courte vie mériteraient certainement d'être mieux connus en dehors du Japon et de quelques festivals internationaux. (bf)

Banana Yoshimoto 吉本ばなな : auteur
Écrivaine japonaise née à Tokyo en 1964, fille du poète et critique littéraire Takaaki Yoshimoto, elle s’est fait connaître au Japon en 1987 avec Kitchen, roman qui s’y vendra à plus de 2,5 millions d'exemplaires, et recevra le prix Izumi Kyôka. Son phrasé poétique traite, parfois avec humour, toujours avec sensibilité, de la perte et du deuil. Ses œuvres sont traduites dans une vingtaine de pays. (is)

* * *


Miroitements  きらきらひかる

Film de Joji Matsuoka
d’après le foman de Kaori Ekuni

1992, 103mn


Jeudi 26 mars 2009 à 20h
au Théâtre Saint-Gervais Genève





Shoko, jeune traductrice, quitte l’hôpital avec l’affirmation du docteur que son instabilité émotionnelle cessera lorsqu’elle se mariera. Ayant déjà dépassé l’âge auquel une “bonne” japonaise doit se marier, elle est amenée dès le lendemain à un entretien en vue d’un mariage avec Mutsuki, un docteur âgé de 30 ans. Les deux ne semblent pas en souffrir jusqu’à ce que Shoko éclate en sanglots, rappelant que son chien favori était mort ce matin-là. « Peut-être que je suis folle », dit-elle. « Je suis gay », répond-il indifféremment. Un couple aussi dissemblable, les deux se marient d’une part pour satisfaire leurs parents inquiets et pour s’installer dans une vie normale …

Joji Matsuoka 松岡 錠司 : réalisateur
Né en 1961, aime traiter des relations humaines peu conventionnelles; le film au programme, Miroitements - Kira kira hikaru, 1992), en est un bon exemple. Par la suite, il raconta une cohabitation compliquée entre quatre personnes dans le même appartement (Quand nous étions amoureux - Watashitachi ga suki datta koto, 1997), ou thématisa la vie difficile d'une femme célibataire et de sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer (Le chemin des Acacias -Akashia no michi, 2001). Même dans ses films plus sentimentaux où Matsuoka vise explicitement le grand public comme Adieu, Kuro - Sayonara, Kuro (2003), l'histoire d'un chien devenu mascotte de tout un collège, et Tokyo Tower (2007), où un jeune homme prend soin de sa mère qui souffre d’un cancer, les personnages sont toujours montrés avec une vraie compassion. (bf)

Kaori Ekuni 江國香織 : auteur
Née en 1964 à Setagaya, Tôkyô. Fille de Shigeru Ekuni, essayiste et poète de haiku, elle commence sa carrière d’écrivain en 1987. Elle est lauréate de nombreuses récompenses au Japon, dont les prestigieux prix Murasaki Shikibu en 1992 pour Kirakira hikaru, et le prix Naoki en 2004. Ses essais amoureux, encore assez peu traduits, sont tournés vers les souffrances féminines. (is)

Projection (16mm, couleur, VOSF)

Organisée par le Consulat général du Japon à Genève
en collaboration avec le Théâtre Saint-Gervais et l’Association Junintoïro.

Remerciements à Beat Frey et Ivan Salamanca.

Entrée libre (réservation conseillée : Théâtre Saint-Gervais tél 022 908 20 20)

www.geneve.ch.emb-japan.go.jp/    
www.saintgervais.ch/
http://junintoiro.over-blog.com/
Par Association Junintoïro
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